Le temps des pommes
Collaboration entre la Galerie Dohyang Lee et l’espace d’art contemporain ETE 78, Ixelles, Belgique

avec Louis-Cyprien Rials, Marcos Avila Forero, Paula Castro, Jenny Feal,
Charlotte Seidel, RohwaJeong, Kihoon Jeong, Yangachi, Afour Rhizome, Sun Choi



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Vernissage le Samedi 15 Septembre 2018 à l’espace d’art contemporain ETE 78, Ixelles, Belgique
15.09 – 06.10.2018
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Ouvert les samedis 22.09, 29.09, 06.10 / 14h – 18h et sur rendez vous

Le titre de l’exposition Le temps des pommes fait une référence à la chanson Le temps des cerises *, écrite par Jean Baptiste Clement ( 1836 – 1903 ) en 1867. Cette chanson chante l’été, la beauté de la nature et la nostalgie d’un temps perdu, à l’origine. Elle est ensuite associée à la Commune de Paris **, à cause de son auteur, qui y a participé.
“ Changer le monde, changer la vie pour le bonheur de tous ”, tel fut le rêve des personnes y ayant participé. Pour l’exposition Le temps des pommes les artistes possèdent une réflexion du passé au présent sur le monde et l’histoire sociale, politique, économique, idéologique tout en ayant plus loin une analyse visionnaire.

Né en 1981 à Paris, Louis-Cyprien Rials a étudié le théâtre en France avant de découvrir la photographie au Japon, où il a vécu plusieurs années. Il est le lauréat du Prix SAM PROJECTS 2017.
Son travail rend compte, à travers de photogrpahies et de vidéos, d’un monde sans humains. Tout ce qui reste sont les formes et terrains qui conduisent à la désorientation et la contemplation. Par l’exploration des représentations possibles de paysages issus d’échantillons microscopiques aux images satellites, en changeant l’échelle d’étude, il propose au spectateur un espace aussi libre pour l’imagination que pour les paréidolies. Dans cet univers de l’être oublié et en retraite, cette documentation d’une scénographie abandonnée, de monuments – naturels ou pas – de ruines, de traces inscrites dans la géographie, révèle une partie d’humanité comme vue à travers le prisme de son absence.

Diplômé en 2010 de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris, Marcos Avila Forero (né en 1983, à Paris) est invité, en 2017 à la Biennale Viva Arte Viva de Venise (57ème édition) par la curatrice Christine Macel.
La curatrice Daria de Beauvais dit : “ Vidéos, fresques, performances ou installations, les oeuvres de Marcos Avila Forero semblent toujours évoquer un hors-champ : celui d’une rencontre, d’un récit ou d’un parcours dont elles conservent l’empreinte. Ses micro-fictions faites de bric et de broc cherchent moins à démontrer ou documenter qu’à générer une collusion paradoxale entre des temps et des lieux que tout semble opposer. Ce travail tire sa richesse et sa poésie de la fréquentation et du détournement des frontières… À une époque de démultiplication et de dématérialisation des flux, Marcos Avila Forero réinscrit les déplacements et les migrations dans leur durée et leur matérialité, leur redonne un sens et une substance trop souvent négligés… L’humain, que l’artiste place au centre de son oeuvre, est paradoxalement celui qui patiente aux marges, attendant interminablement le bon moment pour sauter le pas.”

Jenny Feal est née en 1991 à La Havane, Cuba et obtient un Master de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Lyon en 2016. La manière année, elle fut lauréat du prix Renaud pour son installation Te imaginas.
Pour elle, les objets participent de notre vie ordinaire et témoignent d’un parcours non seulement physique ou fonctionnel, mais aussi symbolique. A travers son travail, elle s’approprie des objets existant avec une vie propre et appartenant à un contexte spécifique. Par leur reproduction ou leur détournement, une distance et des expériences d’étrangeté sont provoquées chez le spectateur. La fine frontière entre l’intime et le collectif est établie par l’introduction de thématiques et d’objets banals du quotidien chargés de plusieurs dimensions : symbolique, historique, sociale et politique. Cuba est pour l’artiste un référent et une source inépuisable.

Sun Choi, né en 1973, vit à Séoul, Corée du Sud. Il est diplomé de l’université Hongik, à Séoul en 2003. Il remporta le Grand Prix du SongEun Award en 2013.
Pour Sun Choi “ l’artiste se posait de vagues questions sur l’art. Et il a fait des efforts pour que ces questions soient plus claires et les mettre en pratique. En laissant derrière l’irrationalité passée de l’art contemporain coréen, qui chevauche même son temps, il a trouvé difficile de comprendre ce que l’art est et ce qui doit être appellé artistique. Devant le vague crée par la conception, tournée vers l’Occident, de l’art, la misère de la réalité que vous et moi peuvent témoigner est paradoxalement artistique. Il y’a deux facteurs en conflit, qui existent dans le même temps dans son “travail” qui est présenté comme art : visible et invisible, matériel et immatériel, clair et obscur, artistique et inartistique. Il crée des oeuvres d’art dans l’espoir que “ l’art ” disparaitra.”

RohwaJeong, formé par Yun-hee Noh (Séoul, 1981) et Hyeon-seok Jeong (Séoul, 1981), est un couple d’artistes visuels de Séoul, Corée du Sud. Plus qu’un duo, c’est un être unique et indissociable. Leur travail observe et souligne les relations qui évoluent dans le temps et dans l’espace et s’efforce à les capturer de façon effective. En particulier, ils essaient de sonder les relations humaines et de disséquer les conflits qui naissent entre les individus. C’est une tentative de s’éloigner de la pensée subjective et des regards violents qui interprètent tous les phénomènes alentour avec paresse et a priori. En conséquence, une situation ou un état peut parfois induire des interprétations différentes au regard des relations. En 2019, le duo participe notamment à la 12ème Biennale de Gwangju, Imagined Borders, en Corée du Sud.

Paula Castro, née à Buenos Aires en 1978, vit et travaille dans la même ville. Elle aborde le dessin à travers des concepts composés de points et de lignes. Représentations du domaine de l’imaginaire et du mental, le monde est interprété comme un “ corps ” d’infinis points sur lesquels la surface est en mouvement dans le temps et l’espace. Choses trouvées (sons, photographies, mots, lieux) sont les points de départ de ses oeuvres. Formes et pensées changent constamment et se transforment en un tout organique de lignes et de points, d’idées et de concepts, de lieux imaginaires et réels. Ses dessins sont le résultat d’une modification visuelle ou d’une réunion mystérieuse entre la littérature et le trait.

Charlotte Seidel, née en 1981 à Hambourg, en Allemagne, vit et travaille à Paris. Cette artiste cultive, selon Isaline Vuile, un art sensible de l’invisible, de l’absence et de l’éphémère, intervenant souvent in situ de manière poétique pour magnifier des détails. Créant des petites intensités qui émergent du flot continu d’évènements et d’images qui nous entoure, Charlotte Seidel prend comme matériau le réel de la vie, un quotidien parfois banal, des histoires communes, dont elle isole des éléments connus mais auxquels on ne fait pas forcément attention. Invitant à porter sur notre environnement un regard plus attentif, la pratique de Charlotte Seidel compose, pièce après pièce, quelque chose que l’on pourrait qualifier de poétique du quotidien.

Kihoon Jeong est né en 1980 et vit et travaille actuellement à Séoul, en Corée du Sud. Le monde de l’œuvre de Kihoon Jeong concerne une attitude / action unique qui résiste à un système énorme, à des groupes standardisés, à une culture unifiée et à une réglementation forcée. Son travail commence par la question suivante : que ferions-nous si nous ne sommes pas en mesure de transformer la structure sociale et les coutumes à la dimension collective?
Il va à l’encontre de la vanité, des choses négligées, de l’activité irrégulière et de la logique du marché en tentant de modifier à la minute des unités microscopiques à un niveau partiel et de reculer depuis la logique du pouvoir au sein de la structure sociale.

Yangachi est né 1970 à Busan en Corée du Sud et est diplômé d’un B.F.A en sculpture de l’Université de Suwon et d’une maîtrise en arts médiatiques de l’Université Yonsei, à Séoul. Il s’intéresse à l’écran, au film, à la surveillance. L’artiste accumule des épisodes, recueille des informations et les transforme en “ signes ” pour les éditer par séquence. Il procède ensuite à des superposition de signes et les met dans une relation de fonction explicative. Yangachi étend sa réalité et ses expériences et les reflètent dans la société coréenne contemporaine pour la critiquer.

Afour Rhizome (ou A4 Rhizome ou A4rizm) est un des noms d’artiste choisi par Kyoo Seok Choi (né à Séoul, Corée du Sud, en 1976), diplomé de l’Université Paris VIII. Ce nom plutôt neutre désigne son travail et son projet d’une construction des archives de savoirs, des œuvres d’art et de soi. Le choix de nom pose la question : “ qu’est-ce qu’un artiste ? ”
Une de ses oeuvres s’appelle Boules de Dictionnaire où une feuille du dictionnaire Le Petit Robert “ récupérée ” est transformée en une boule en gardant la visibilité du numéro de page, elle est rangée dans une boîte à bijoux “ récupérée ” et est présentée. Quelques boules sont vendues à la pièce avec un prix fixé librement par l’acheteur au marché aux puces. Les parcours de ces objets, les prix de vente, les dates et les lieux de vente, les noms, les adresses email de l’acheteur et le détail des dépenses sont documentés. Ce document est intégré dans le processus de construction de cette œuvre elle-même et est également exposé en tant qu’élément de l’œuvre.

* NB : https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Temps_des_cerises_(chanson)
** NB : https://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_de_Paris_(1871)

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Avec le support de ÉTÉ 78, du Ministère de la Culture de la République de Corée et du Korea Arts Management Service


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